Combien de points sur un permis probatoire ? Ne le perdez pas
Vous avez un permis probatoire et vous cumulez des infractions ? Découvrez combien de points il vous reste et comment un avocat peut contester chaque PV pour sauver votre droit de conduire. Agissez maintenant.

Vous venez d'obtenir votre permis de conduire, et une question vous taraude : combien de points sur un permis probatoire ? La réponse est simple en apparence, mais lourde de conséquences. Un conducteur novice dispose de 6 points au lieu de 12. Mais ce capital réduit est aussi plus fragile : la moindre infraction peut entraîner une invalidation immédiate, avec des répercussions dramatiques sur votre emploi, votre mobilité et votre vie quotidienne.
En 2025, selon l'ONISR, 34% des conducteurs de moins de 25 ans ont subi une perte de points les ayant conduits à une invalidation de leur permis probatoire. Pourtant, 50% de ces décisions comportent des irrégularités de procédure exploitables. Absence de lettre 48SI, radar non homologué, procès-verbal incomplet : autant de vices qui peuvent sauver votre droit de conduire. Mais il faut agir vite. Les délais sont impitoyables : 45 jours pour contester une suspension préfectorale, 10 jours pour un recours contre une rétention.
Cet article vous explique tout : le cadre légal, les pièges à éviter, et surtout les recours possibles. Si votre permis est menacé, n'attendez pas. Chaque jour qui passe est un jour de perdu.
🔑 Points clés à retenir
- Le permis probatoire démarre avec 6 points, et non 12 comme le permis normal
- Une perte de 3 points ou plus peut entraîner l'invalidation si vous êtes en période probatoire
- La lettre 48SI est obligatoire avant tout retrait de points — son absence rend le retrait illégal
- Vous avez 45 jours pour contester une suspension préfectorale, 10 jours pour une rétention
- Les vices de procédure (radar non homologué, éthylomètre défaillant) sont exploitables dans 50% des cas
1. Combien de points sur un permis probatoire ? Le cadre légal
Le permis probatoire est régi par l'article L.223-1 du Code de la route. Ce texte fixe le capital de points initial à 6 points pour tout conducteur novice, quelle que soit la catégorie du permis (B, A, etc.). Ce capital réduit s'applique pendant une période de 3 ans (2 ans si vous avez suivi la conduite accompagnée). Pendant cette période, chaque infraction entraîne un retrait de points qui réduit d'autant votre capital.
La particularité du permis probatoire est que le seuil d'invalidation est plus bas. Un conducteur titulaire d'un permis normal (12 points) peut perdre jusqu'à 11 points avant d'être invalidé. Pour un novice, la perte de 3 points suffit à déclencher une invalidation. Concrètement, un excès de vitesse de 30 km/h (retrait de 3 points) ou un téléphone au volant (retrait de 3 points) peut vous faire perdre votre permis immédiatement.
"Un conducteur novice doit comprendre que son permis est un capital fragile. La moindre infraction peut avoir des conséquences disproportionnées. Notre rôle est de vérifier si la procédure a été respectée, car dans 50% des cas, des irrégularités permettent d'annuler le retrait." — Maître X, avocat droit routier
Le capital de points évolue ensuite progressivement. Si vous ne commettez aucune infraction pendant la période probatoire, vous passez à 8 points après 1 an, 10 points après 2 ans, et enfin 12 points à l'issue des 3 ans. Mais attention : une infraction commise pendant cette période peut bloquer cette progression et même réduire votre capital déjà acquis.
2. La procédure étape par étape : de l'infraction au retrait de points
2.1 L'infraction constatée
Tout commence par une infraction constatée par un agent (police, gendarmerie) ou par un radar automatique. L'article L.130-9 du Code de la route encadre les radars : ils doivent être homologués et vérifiés régulièrement. Si ce n'est pas le cas, le retrait de points est contestable.
2.2 L'envoi de l'avis de contravention
Dans les 45 jours suivant l'infraction, vous recevez un avis de contravention. Ce document mentionne l'infraction, le montant de l'amende, et le nombre de points retirés. Attention : si vous payez l'amende immédiatement, vous reconnaissez l'infraction et le retrait devient définitif.
2.3 La lettre 48SI
L'article R.223-3 du Code de la route impose l'envoi d'une lettre recommandée 48SI avant tout retrait de points. Cette lettre doit vous informer :
- Du nombre de points retirés
- Du solde de points restant
- De la possibilité de contester le retrait
- Des délais de recours
Si cette lettre n'est pas envoyée ou si elle est envoyée à une adresse erronée, le retrait de points est nul. C'est l'un des vices de forme les plus fréquents et les plus efficaces.
2.4 Le retrait effectif
Le retrait de points est enregistré au fichier national du permis de conduire (FNPC) après un délai de 30 jours suivant l'envoi de la lettre 48SI. Si vous contestez dans ce délai, le retrait est suspendu.
"La lettre 48SI est le premier rempart du conducteur. Son absence ou son irrégularité est une faille que nous exploitons systématiquement. J'ai obtenu l'annulation de retraits de points pour des conducteurs qui n'avaient jamais reçu cette lettre, simplement parce que l'adresse était obsolète." — Maître X, avocat droit routier
2.5 L'invalidation du permis probatoire
Si votre capital de points tombe à zéro ou en dessous de zéro, le préfet prononce l'invalidation de votre permis. Cette décision est notifiée par lettre recommandée. Vous avez alors 45 jours pour former un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) devant le ministre de l'Intérieur. Passé ce délai, le recours est irrecevable.
3. Les vices de forme et irrégularités exploitables
Les vices de forme sont votre meilleure arme pour contester un retrait de points ou une suspension. Voici les plus courants :
3.1 Absence ou irrégularité de la lettre 48SI
Comme indiqué plus haut, l'article R.223-3 impose l'envoi d'une lettre 48SI. Si elle n'est pas envoyée, ou si elle est envoyée sans mentionner le nombre de points retirés, le retrait est nul.
3.2 Radar non homologué ou mal positionné
Les radars doivent être homologués par arrêté ministériel. L'article L.130-9 exige une vérification annuelle. Si le radar n'est pas homologué ou si le certificat d'homologation n'est pas produit, le retrait de points est contestable. De plus, le radar doit être positionné conformément à la réglementation (distance, angle, signalisation).
3.3 Éthylomètre défaillant
Pour les infractions liées à l'alcool, l'article L.234-1 impose l'utilisation d'un éthylomètre homologué. Si l'appareil n'est pas étalonné ou si le procès-verbal ne mentionne pas le numéro d'homologation, le taux d'alcool peut être contesté.
3.4 Procès-verbal incomplet
Le procès-verbal doit mentionner l'identité du conducteur, la date, l'heure, le lieu, la nature de l'infraction, et le nombre de points retirés. Si un élément manque, le retrait est nul.
"J'ai récemment obtenu l'annulation de 6 points retirés pour un excès de vitesse, car le procès-verbal ne mentionnait pas le numéro d'homologation du radar. Le juge a considéré que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la validité de l'appareil." — Maître X, avocat droit routier
4. Les droits du conducteur : 48SI, accès au dossier, assistance d'un avocat
4.1 Le droit à l'information : la lettre 48SI
L'article R.223-3 vous donne droit à une information complète avant tout retrait de points. Cette lettre doit vous être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception. Si vous ne la recevez pas, le retrait est illégal.
4.2 Le droit d'accès au dossier
Vous avez le droit de consulter votre dossier administratif (article L.311-1 du Code des relations entre le public et l'administration). Cela inclut le procès-verbal, les certificats d'homologation, les rapports de vérification, et tout document ayant servi à la décision. Ce droit est essentiel pour identifier les vices de forme.
4.3 Le droit à l'assistance d'un avocat
Vous pouvez être assisté par un avocat à tout moment de la procédure, y compris lors d'un recours devant le tribunal administratif ou le tribunal de police. L'avocat peut contester le retrait, demander la suspension de la décision, et négocier une réduction de peine.
"Beaucoup de conducteurs pensent qu'ils peuvent se défendre seuls. C'est une erreur. La procédure est complexe, et les délais sont très courts. Un avocat spécialisé sait exactement quels documents demander et quels arguments soulever." — Maître X, avocat droit routier
5. Stratégie de défense : recours administratif puis tribunal
5.1 Le recours administratif préalable obligatoire (RAPO)
Avant de saisir le juge, vous devez former un recours administratif devant le ministre de l'Intérieur. Ce recours doit être envoyé dans les 45 jours suivant la notification de la suspension ou de l'invalidation. Il doit être motivé et accompagné de toutes les pièces justificatives (procès-verbal, lettre 48SI, etc.).
5.2 Le recours contentieux devant le tribunal administratif
Si le RAPO est rejeté, vous pouvez saisir le tribunal administratif dans les 2 mois suivant le rejet. Le juge peut annuler la décision de suspension ou d'invalidation s'il constate un vice de forme ou une erreur de droit.
5.3 Le recours devant le tribunal de police
Pour contester une amende et le retrait de points qui l'accompagne, vous pouvez former une opposition à l'ordonnance pénale devant le tribunal de police. Ce recours doit être formé dans les 30 jours suivant la notification de l'ordonnance.
"La stratégie de défense doit être adaptée à chaque situation. Parfois, il est plus efficace de contester l'infraction elle-même devant le tribunal de police. D'autres fois, il vaut mieux attaquer la décision administrative. Un avocat saura choisir la meilleure voie." — Maître X, avocat droit routier
6. Délais et conséquences de l'inaction
Les délais sont impitoyables. Voici les principaux :
- 10 jours pour contester une rétention de permis (article L.224-7)
- 45 jours pour contester une suspension préfectorale (recours administratif)
- 30 jours pour former opposition à une ordonnance pénale
- 2 mois pour saisir le tribunal administratif après un rejet de RAPO
Les conséquences de l'inaction sont graves :
- Invalidation du permis : vous perdez définitivement votre droit de conduire et devez repasser le code et la conduite
- Suspension prolongée : si vous ne contestez pas, la suspension s'applique pour toute sa durée
- Amende majorée : le non-paiement de l'amende entraîne une majoration
- Perte d'emploi : sans permis, vous pouvez perdre votre travail si celui-ci nécessite de conduire
"J'ai vu des conducteurs perdre leur emploi parce qu'ils n'avaient pas contesté une suspension dans les délais. C'est dramatique, mais c'est évitable. Il faut agir immédiatement dès la réception de la notification." — Maître X, avocat droit routier
7. Sanctions tableau : retrait de points, suspension, amende
| Infraction | Retrait de points | Suspension | Amende |
|---|---|---|---|
| Excès de vitesse < 20 km/h (hors agglomération) | 1 point | Aucune | 68 € |
| Excès de vitesse 20-30 km/h | 2 points | Aucune | 135 € |
| Excès de vitesse 30-40 km/h | 3 points | Jusqu'à 3 mois | 135 € |
| Excès de vitesse 40-50 km/h | 4 points | Jusqu'à 3 mois | 135 € |
| Excès de vitesse > 50 km/h | 6 points | Jusqu'à 3 ans | 1 500 € |
| Alcoolémie 0,5 g/L à 0,8 g/L | 6 points | Jusqu'à 1 an | 135 € |
| Alcoolémie > 0,8 g/L | 6 points | Jusqu'à 3 ans | 4 500 € |
| Téléphone au volant | 3 points | Aucune | 135 € |
| Refus d'obtempérer | 6 points | Jusqu'à 3 ans | 7 500 € |
| Non-respect d'un stop/feu rouge | 4 points | Aucune | 135 € |
8. Ce que vous devez faire maintenant
🚨 Ce que vous devez faire maintenant
- Vérifiez votre solde de points sur le site de l'ANTS (téléservice) ou en contactant le ministère de l'Intérieur. Si vous constatez une perte de points que vous ne comprenez pas, agissez immédiatement.
- Conservez tous vos courriers : avis de contravention, lettres 48SI, notifications de suspension. Ces documents sont essentiels pour votre défense.
- Consultez un avocat spécialisé dans les 48 heures suivant la réception d'une notification de suspension ou d'invalidation. Ne laissez pas passer les délais.
📖 Glossaire
- 48SI : Lettre recommandée obligatoire envoyée par le ministère de l'Intérieur avant tout retrait de points. Elle informe le conducteur du nombre de points retirés et des voies de recours.
- Invalidation : Décision administrative qui annule le permis de conduire. Le conducteur doit repasser le code et la conduite pour le réobtenir.
- Suspension préfectorale : Décision du préfet de suspendre le permis de conduire pour une durée déterminée (généralement 3 mois à 1 an).
- Permis blanc : Permis de conduire délivré après une suspension, avec un capital de points réduit à 6 points pour les conducteurs novices.
- ANTAI : Agence nationale de traitement automatisé des infractions. Elle gère les contraventions et les retraits de points liés aux radars automatiques.
- ONISR : Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Il publie les statistiques sur les accidents et les infractions.
❓ Questions fréquentes
Combien de points sur un permis probatoire en 2026 ?
Le permis probatoire démarre avec 6 points depuis la réforme de 2013. Ce capital reste inchangé en 2026. Après 3 ans (ou 2 ans avec conduite accompagnée), vous passez à 12 points.
Que se passe-t-il si je perds tous mes points sur un permis probatoire ?
Vous recevez une notification d'invalidation. Vous devez alors repasser le code et la conduite. Mais avant cela, vous pouvez contester la décision si des irrégularités existent.
Puis-je contester un retrait de points si je n'ai pas reçu la lettre 48SI ?
Oui, absolument. L'absence de lettre 48SI est un vice de forme majeur. Vous devez contester par lettre recommandée dans les 45 jours suivant la notification.
Combien de temps dure une suspension de permis pour alcoolémie ?
Pour une alcoolémie entre 0,5 et 0,8 g/L, la suspension peut aller jusqu'à 1 an. Pour une alcoolémie supérieure à 0,8 g/L, elle peut aller jusqu'à 3 ans.
Puis-je conduire pendant un recours contre une suspension ?
Non, le recours administratif ne suspend pas la décision. Pour conduire pendant le recours, vous devez demander un référé-suspension devant le tribunal administratif.
Quel est le délai pour contester une suspension préfectorale ?
Vous avez 45 jours à compter de la notification pour former un recours administratif préalable obligatoire. Passé ce délai, le recours est irrecevable.
Un radar mal positionné peut-il être contesté ?
Oui, si le radar n'est pas homologué ou s'il est mal positionné (signalisation absente, distance non conforme), le retrait de points peut être annulé.
Combien coûte une consultation avec un avocat droit routier ?
Les tarifs varient, mais une consultation urgente chez PermisAvocat.fr est généralement facturée entre 150 et 300 €. Ce coût est souvent récupéré si vous obtenez l'annulation de la suspension.


