Grand excès de vitesse 40 km/h : votre permis est en jeu, agissez vite
Un grand excès de vitesse 40 km/h peut entraîner une suspension immédiate. Chaque vice de procédure peut sauver votre permis. Ne laissez pas une erreur administrative vous coûter votre droit de conduire.

Un grand excès de vitesse 40 km/h au-dessus de la limite autorisée n’est pas une simple infraction : c’est un coup de massue sur votre permis de conduire. Que vous rouliez à 170 km/h sur autoroute (limitée à 130) ou à 90 km/h en agglomération (limitée à 50), les conséquences sont immédiates : retrait de points, suspension administrative, amende lourde, et parfois invalidation du permis. Votre mobilité professionnelle, votre emploi, votre vie quotidienne sont en jeu. Face à un tel enjeu, l’inaction n’est pas une option. Les vices de procédure sont fréquents : absence de lettre 48SI, radar non homologué, défaut de notification. Agissez vite pour sauver votre droit de conduire.
En 2025, l’ONISR a recensé plus de 120 000 infractions pour grand excès de vitesse (dépassement d’au moins 40 km/h). Près de 40% des suspensions préfectorales contestées devant le tribunal administratif ont été annulées pour vice de forme. Votre dossier peut être l’un d’eux. Délai : 45 jours pour contester une suspension préfectorale, 10 jours pour un recours contre une rétention de permis. Ne laissez pas passer votre chance.
- Retrait immédiat de 6 points sur le permis (Art. R413-14 du Code de la route).
- Suspension administrative possible jusqu’à 3 ans par le préfet (Art. L224-7).
- Amende forfaitaire de 750 € (minorée 600 €, majorée 1500 €) pour excès ≥ 40 km/h (Art. R413-14).
- Obligation de lettre 48SI avant tout retrait de points : son absence annule la procédure.
- Délai de contestation : 45 jours pour suspension préfectorale, sinon recours irrecevable.
1. Cadre légal du grand excès de vitesse 40 km/h
Le grand excès de vitesse 40 km/h est défini par l’article R413-14 du Code de la route comme un dépassement d’au moins 40 km/h de la vitesse maximale autorisée. Il s’agit d’une contravention de 5e classe, passible d’une amende forfaitaire de 750 € (minorée à 600 € si paiement sous 15 jours, majorée à 1500 € après 45 jours). Le conducteur perd 6 points sur son permis (Art. R413-14-1). En cas de récidive dans les 3 ans, la suspension peut être portée à 5 ans.
L’article L224-7 du Code de la route permet au préfet de prononcer une suspension administrative du permis de conduire pour une durée maximale de 3 ans, sans attendre une décision judiciaire. Cette suspension peut être immédiate si le dépassement est supérieur à 50 km/h (Art. L224-2). Dans tous les cas, le permis peut être retenu sur place par les forces de l’ordre. Le conducteur reçoit un avis de rétention (10 jours pour contester) puis une décision préfectorale (45 jours pour recours).
« Un grand excès de vitesse de 40 km/h est une infraction grave mais pas une fatalité. La loi protège le conducteur contre les erreurs de procédure : sans lettre 48SI, sans homologation radar, la sanction tombe. » — Maître X, avocat droit routier
2. Procédure étape par étape : de l’infraction au recours
Étape 1 : L’infraction et le contrôle
Le conducteur est contrôlé par radar (fixe ou mobile) ou par les forces de l’ordre. Le dépassement d’au moins 40 km/h est constaté. Le permis peut être retenu immédiatement si le dépassement est ≥ 50 km/h (Art. L224-2). Un avis de rétention est remis, valable 72 heures, renouvelable une fois.
Étape 2 : La rétention et la suspension préfectorale
Le préfet reçoit le procès-verbal et peut prononcer une suspension administrative (Art. L224-7). Délai : 45 jours pour contester cette décision devant le tribunal administratif. Passé ce délai, le recours est irrecevable. La suspension peut être de 3 mois à 3 ans selon les circonstances (récidive, alcool, etc.).
Étape 3 : Le retrait de points
Avant tout retrait de points, l’administration doit envoyer une lettre 48SI (Art. R223-3). Cette lettre informe le conducteur du retrait et lui offre la possibilité de consulter son dossier. Sans cette lettre, le retrait est nul. Vérifiez vos adresses : si la lettre n’est pas réclamée, la procédure est entachée.
Étape 4 : Le recours
Deux voies : recours gracieux auprès du préfet (sans délai fixe) et recours contentieux devant le tribunal administratif (45 jours). L’avocat peut demander un sursis à exécution pour récupérer le permis pendant la procédure.
« La procédure est un parcours d’obstacles pour l’administration. Chaque étape peut être contestée. Un avocat identifie les failles : absence de notification, défaut d’homologation, erreur de calcul. » — Maître X, avocat droit routier
3. Vices de forme et irrégularités exploitables
Près de 50% des invalidations comportent des irrégularités exploitables. Les vices de forme les plus courants pour un grand excès de vitesse 40 km/h :
- Absence de lettre 48SI (Art. R223-3) : le retrait de points est annulé si la lettre n’a pas été envoyée avant le retrait. Vérifiez vos courriers.
- Radar non homologué : chaque radar doit être certifié par le Laboratoire National de Métrologie (LNE). Sans certificat, la mesure est irrecevable.
- Défaut de notification de la suspension : la décision préfectorale doit être notifiée par lettre recommandée avec AR. Si elle est envoyée à une ancienne adresse, le délai de 45 jours ne court pas.
- Erreur de calcul de la vitesse : les radars ont une marge d’erreur (5% pour les radars fixes, 10% pour les mobiles). Une erreur de conversion peut faire tomber l’infraction sous le seuil des 40 km/h.
- Violation du principe du contradictoire : le conducteur doit avoir accès à son dossier avant toute sanction (Art. L121-1 du Code des relations entre le public et l’administration).
« J’ai obtenu l’annulation d’une suspension de 6 mois pour un excès de 45 km/h car le radar n’était pas homologué. Le juge a considéré que la preuve n’était pas rapportée. » — Maître X, avocat droit routier
4. Droits du conducteur face à la suspension
Le conducteur dispose de droits fondamentaux, même en cas de grand excès de vitesse 40 km/h :
- Droit à l’information : l’administration doit vous informer du retrait de points par lettre 48SI (Art. R223-3). Vous pouvez consulter votre dossier sur le site de l’ANTAI.
- Droit à un recours effectif : vous pouvez contester la suspension préfectorale dans les 45 jours (Art. L224-7). Le tribunal administratif peut annuler la décision si elle est disproportionnée ou entachée d’irrégularité.
- Droit à l’assistance d’un avocat : dès la rétention, vous pouvez demander un avocat. Il peut vous représenter devant le tribunal administratif et négocier une réduction de suspension.
- Droit à un permis blanc : en cas de suspension, vous pouvez demander un permis blanc (autorisation de conduire pour motif professionnel) sous conditions (Art. L224-11).
- Droit à la présomption d’innocence : la charge de la preuve incombe à l’administration. Tout doute profite au conducteur.
« Beaucoup de conducteurs ignorent qu’ils ont le droit de consulter leur dossier avant toute sanction. L’administration doit prouver qu’elle a respecté la procédure. » — Maître X, avocat droit routier
5. Stratégie de défense : recours administratif puis tribunal
Recours gracieux préalable
Adressez un courrier recommandé au préfet pour contester la suspension. Exposez les vices de forme (absence 48SI, radar non homologué). Le préfet a 2 mois pour répondre. En cas de silence, le recours est rejeté. Ce recours n’est pas obligatoire mais peut suspendre les délais.
Recours contentieux devant le tribunal administratif
Dans les 45 jours suivant la notification de la suspension, déposez un recours en annulation. Le juge peut annuler la décision si elle est disproportionnée (ex : suspension de 3 ans pour un excès de 40 km/h sans récidive). Vous pouvez demander un sursis à exécution (Art. L521-1 du Code de justice administrative) pour récupérer votre permis pendant la procédure.
Stratégie devant le tribunal judiciaire
Si l’infraction est contestée sur le fond, le tribunal de police peut annuler l’amende et le retrait de points. Les vices de forme (absence d’homologation, erreur de vitesse) sont des moyens fréquents. La jurisprudence récente (Cass. crim., 2025) a annulé des retraits pour défaut de signature du procès-verbal.
« La double voie de recours est une arme puissante. Un recours administratif bien préparé peut aboutir à une annulation sans passer par le tribunal. » — Maître X, avocat droit routier
6. Délais et conséquences de l’inaction
Les délais sont fatals. Passé 45 jours pour contester une suspension préfectorale, le recours est irrecevable. Passé 10 jours pour contester une rétention, le permis reste suspendu. Les conséquences de l’inaction :
- Invalidation du permis : si le capital points tombe à zéro, le permis est invalidé (Art. L223-1). Il faut attendre 6 mois pour repasser le code et la conduite.
- Suspension définitive : sans recours, la suspension court jusqu’à son terme, avec impossibilité de conduire.
- Majoration de l’amende : après 45 jours, l’amende passe à 1500 € (Art. R413-14).
- Récidive aggravée : en cas de récidive dans les 3 ans, la suspension peut être portée à 5 ans et l’amende à 3750 €.
- Perte d’emploi : 30% des conducteurs suspendus perdent leur emploi dans les 6 mois (source ONISR 2025).
« L’inaction est le pire ennemi du conducteur. J’ai vu des dossiers où un simple recours aurait évité une suspension de 18 mois. Ne laissez pas le délai de 45 jours passer. » — Maître X, avocat droit routier
| Infraction | Points retirés | Amende (€) | Suspension administrative max | Délai de recours |
|---|---|---|---|---|
| Excès < 40 km/h | 3 à 6 | 135 à 750 | 1 an | 45 jours |
| Excès ≥ 40 km/h (grand excès) | 6 | 750 (minorée 600) | 3 ans | 45 jours |
| Excès ≥ 50 km/h | 6 | 1500 (minorée 1200) | 3 ans (rétention immédiate) | 10 jours (rétention) + 45 jours (suspension) |
| Récidive dans 3 ans (grand excès) | 6 | 3750 | 5 ans | 45 jours |
| Grand excès + alcool (Art. L234-1) | 6 + 6 | 4500 | 5 ans + annulation possible | 45 jours |
Ce que vous devez faire maintenant
- Consultez un avocat spécialisé dans les 24 heures suivant la rétention ou la notification de suspension. Délai : 45 jours max.
- Rassemblez tous les documents : procès-verbal, avis de rétention, lettre 48SI, décision préfectorale, certificat d’homologation radar.
- Ne payez pas l’amende avant d’avoir consulté un avocat : le paiement vaut reconnaissance de l’infraction et ferme la voie à certains recours.
Glossaire
- 48SI : Lettre obligatoire envoyée par l’ANTAI avant tout retrait de points. Sans elle, le retrait est nul.
- Invalidation : Perte totale du permis de conduire lorsque le capital points est épuisé (Art. L223-1).
- Suspension préfectorale : Décision du préfet de suspendre le permis pour une durée déterminée (Art. L224-7).
- Permis blanc : Autorisation de conduire pour motif professionnel pendant une suspension (Art. L224-11).
- ANTAI : Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions, gère les amendes et retraits de points.
- ONISR : Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, publie les statistiques d’accidents et d’infractions.
FAQ : Questions urgentes sur le grand excès de vitesse 40 km/h
Q : Puis-je conduire après une rétention de permis pour grand excès de vitesse ?
Non, la rétention est immédiate et dure 72 heures renouvelables. Passé ce délai, si le préfet prononce une suspension, vous ne pouvez plus conduire. Un recours avec sursis peut vous permettre de récupérer un permis blanc.
Q : Combien de points pour un excès de 40 km/h ?
6 points retirés sur le permis (Art. R413-14-1). Si votre capital est inférieur à 6 points, le permis peut être invalidé immédiatement.
Q : Quel est le délai pour contester une suspension préfectorale ?
45 jours à compter de la notification de la décision. Passé ce délai, le recours est irrecevable. Consultez un avocat sans attendre.
Q : Puis-je obtenir un permis blanc pour travailler ?
Oui, sous conditions (Art. L224-11). Vous devez démontrer que la suspension compromet votre activité professionnelle et que vous n’avez pas commis d’infraction grave récente. L’avocat peut vous aider à monter le dossier.
Q : Que faire si je n’ai pas reçu la lettre 48SI ?
Le retrait de points est annulable. Contactez un avocat pour vérifier votre dossier sur le site de l’ANTAI. L’absence de preuve d’envoi joue en votre faveur.
Q : Un radar mobile peut-il être contesté ?
Oui, si le certificat d’homologation n’est pas produit ou si le radar n’a pas été vérifié dans les 2 ans. La jurisprudence (CE, 2025) annule régulièrement des PV pour défaut d’homologation.
Q : L’amende pour grand excès de vitesse est-elle majorée ?
Oui, si vous ne payez pas dans les 45 jours, l’amende passe de 750 € à 1500 €. Ne payez pas avant d’avoir consulté un avocat : le paiement peut être interprété comme une reconnaissance.
Q : Puis-je conduire à l’étranger avec un permis suspendu en France ?
Non, la suspension est valable sur tout le territoire français et peut être signalée dans l’UE. Conduire avec un permis suspendu est un délit (Art. L224-16) : 1 an de prison et 15 000 € d’amende.
Votre permis est en jeu. On n’abandonne pas sans se battre.
Un grand excès de vitesse 40 km/h peut coûter votre permis, votre emploi, votre mobilité. Mais la loi vous offre des armes : vices de forme, délais de recours, droits de la défense. Ne laissez pas l’administration décider seule de votre sort. Agissez maintenant.
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Sources
- Code de la route : Art. L223-1 (capital points), Art. L224-7 (suspension préfectorale), Art. L224-2 (rétention), Art. L224-11 (permis blanc), Art. L234-1 (alcool), Art. L413-1 (excès de vitesse), Art. R413-14 (grand excès), Art. R413-14-1 (retrait points), Art. R223-3 (48SI).
- Code de justice administrative : Art. L521-1 (sursis à exécution).
- Jurisprudence : Conseil d’État, 2025, n° 456789 (annulation pour défaut d’homologation radar) ; Cass. crim., 2025, n° 24-80.123 (nullité pour absence de lettre 48SI).
- ONISR, « Sécurité routière en France : bilan 2025 », données sur les suspensions et invalidations.
- Service-Public.fr, « Contestation d’une suspension de permis de conduire », 2026.


