Grillé un feu rouge : combien de points ? Sauvez votre permis !
Griller un feu rouge coûte 4 points et 135€ d'amende. Mais un vice de procédure peut tout annuler. Agissez vite avec PermisAvocat.fr.

Vous avez grillé un feu rouge et vous vous demandez combien de points cela va vous coûter ? La réponse est claire : 4 points sur votre permis de conduire, conformément à l’article R412-31 du Code de la route. Mais au-delà du retrait de points, les conséquences peuvent être bien plus graves : suspension administrative, invalidation du permis, perte d’emploi, impossibilité de se déplacer pour les rendez-vous familiaux ou médicaux. Chaque année, des milliers de conducteurs sont piégés par des procédures mal ficelées. Pourtant, 50% des invalidations comportent des irrrections de procédure exploitables. Ne subissez pas passivement : agissez vite, car les délais sont fatals.
Cet article vous explique tout : le cadre légal, les vices de forme à connaître, et surtout la stratégie de défense pour sauver votre permis. Si vous êtes déjà en procédure, ne perdez pas une minute : chaque jour compte.
⚡ Points clés à retenir
- Retrait de 4 points pour un feu rouge grillé (art. R412-31)
- Amende forfaitaire de 135 € (minorée à 90 €, majorée à 375 €)
- Suspension possible jusqu'à 3 ans par le préfet (art. L224-7)
- Délai de 45 jours pour contester une suspension préfectorale
- Vice de forme fréquent : absence de lettre 48SI avant retrait de points
1. Le cadre légal : combien de points pour un feu rouge grillé ?
L'infraction de « grillé un feu rouge » est définie à l'article R412-31 du Code de la route : « Le fait pour tout conducteur de ne pas respecter les feux de signalisation est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. » Concrètement, cela signifie un retrait de 4 points sur votre permis de conduire, quel que soit le type de feu (rouge fixe, clignotant ou orange).
Les textes applicables
- Art. R412-31 : Infraction de non-respect des feux
- Art. L223-1 : Capital points initial de 12 points
- Art. L224-7 : Suspension préfectorale possible jusqu'à 3 ans
- Art. R223-3 : Obligation de la lettre 48SI avant retrait
« Un feu rouge grillé n'est pas une simple contravention : c'est une infraction qui peut déclencher une suspension administrative, surtout en cas de récidive. Ne négligez jamais l'impact sur votre permis. » — Maître X, avocat droit routier
Conseil tactique : Si vous avez grillé un feu rouge, vérifiez immédiatement si vous avez reçu une lettre 48SI. Sans cette notification obligatoire, le retrait de points peut être contesté. Conservez tous vos courriers.
2. La procédure étape par étape : de l'infraction au retrait
La procédure commence au moment où vous êtes verbalisé, soit par un agent des forces de l'ordre, soit par un radar automatisé. Voici les étapes clés :
Étape 1 : Constatation de l'infraction
Si vous êtes intercepté, l'agent dresse un procès-verbal (PV) et vous remet un avis de contravention. En cas de radar automatique, vous recevez un avis de contravention par courrier (ANTAI).
Étape 2 : Paiement ou contestation
Vous avez 45 jours pour payer l'amende forfaitaire de 135 € (minorée à 90 € si payée dans les 15 jours). Si vous contestez, vous devez envoyer une requête en exonération dans le même délai.
Étape 3 : Retrait de points
Le retrait de 4 points est effectif après paiement de l'amende ou décision judiciaire. Le ministère de l'Intérieur (via le fichier national du permis de conduire) met à jour votre capital. Mais attention : le retrait doit être précédé d'une lettre 48SI (art. R223-3).
« La plupart des conducteurs ne savent pas que le retrait de points est conditionné à l'envoi d'une lettre 48SI. Si cette formalité est oubliée, le retrait est illégal. » — Maître X, avocat droit routier
Conseil tactique : Ne payez jamais l'amende sans vérifier la procédure. Le paiement vaut reconnaissance de l'infraction et rend le retrait de points définitif. Si vous contestez, faites-le par lettre recommandée avec accusé de réception.
3. Les vices de forme : les erreurs qui peuvent tout annuler
Dans 50% des cas, les procédures de retrait de points ou de suspension comportent des irrégularités exploitables. Voici les plus courantes :
Absence de lettre 48SI
L'article R223-3 impose que le conducteur soit informé par lettre recommandée avant tout retrait de points. Si vous n'avez pas reçu cette lettre, le retrait peut être annulé par le tribunal.
Radar non homologué
Les radars doivent être homologués et vérifiés régulièrement. Un défaut d'homologation (art. R413-15) ou un procès-verbal de contrôle manquant peut entraîner la nullité de la contravention.
Erreur sur le procès-verbal
Une erreur sur le lieu, la date, l'heure, ou l'immatriculation du véhicule peut être exploitée. Vérifiez chaque détail.
Défaut de notification de la suspension
La suspension préfectorale (art. L224-7) doit être notifiée par lettre recommandée. Si vous n'avez pas reçu la notification, la suspension est inopposable.
« Un vice de forme peut sauver votre permis. J'ai déjà obtenu l'annulation de retraits de points pour absence de lettre 48SI ou pour un radar mal calibré. Ne laissez pas ces détails vous échapper. » — Maître X, avocat droit routier
Conseil tactique : Demandez une copie de votre dossier auprès de l'ANTAI ou du greffe. Vérifiez la présence de la lettre 48SI, l'homologation du radar, et la régularité du procès-verbal. Tout défaut est une opportunité.
4. Les droits du conducteur : 48SI, accès au dossier, assistance d'un avocat
En tant que conducteur, vous disposez de droits fondamentaux pour défendre votre permis :
La lettre 48SI
Avant tout retrait de points, l'administration doit vous envoyer une lettre 48SI qui mentionne : la nature de l'infraction, le nombre de points retirés, la possibilité de consulter le dossier, et les voies de recours. Sans cette lettre, le retrait est nul.
Accès au dossier
Vous avez le droit de consulter votre dossier auprès de l'ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions) ou du greffe du tribunal. Cela inclut les procès-verbaux, les photos radar, et les certificats d'homologation.
Assistance d'un avocat
Un avocat spécialisé en droit routier peut vous aider à contester la procédure, à négocier une suspension alternative (permis blanc), ou à préparer un recours devant le tribunal administratif ou judiciaire.
« Beaucoup de conducteurs ignorent qu'ils ont le droit de consulter leur dossier. C'est pourtant la première étape pour identifier les vices de forme. » — Maître X, avocat droit routier
Conseil tactique : Faites une demande d'accès au dossier par écrit (lettre recommandée) dès réception de l'avis de contravention. Cela vous donnera un avantage tactique et vous permettra de préparer votre défense.
5. Stratégie de défense : recours administratif puis tribunal
La défense de votre permis repose sur deux axes : le recours administratif et le recours judiciaire. Voici comment procéder :
Recours administratif
Vous pouvez contester la décision de suspension préfectorale devant le préfet dans les 45 jours suivant la notification. Ce recours doit être motivé (vice de forme, erreur de droit, etc.) et envoyé par lettre recommandée. En parallèle, vous pouvez demander un permis blanc (art. L224-11) pour conduire en journée.
Recours judiciaire
Si le recours administratif échoue, vous pouvez saisir le tribunal administratif pour contester la suspension, ou le tribunal de police pour contester la contravention. Les délais sont stricts : 2 mois pour le tribunal administratif, 45 jours pour le tribunal de police.
Cas particulier : alcool au volant
Si vous avez grillé un feu rouge sous l'emprise d'alcool (art. L234-1), les sanctions sont plus lourdes : retrait de 6 points, suspension jusqu'à 3 ans, et amende majorée. La procédure éthylomètre doit être scrupuleusement respectée (étalonnage, double test).
« La stratégie de défense doit être adaptée à chaque situation. Un recours administratif bien préparé peut parfois suffire à faire annuler une suspension. » — Maître X, avocat droit routier
Conseil tactique : Ne faites jamais de recours seul sans avis juridique. Un recours mal rédigé peut être rejeté pour vice de forme. Faites analyser votre dossier par un avocat spécialisé avant d'agir.
6. Délais fatals et conséquences de l'inaction
Les délais sont impératifs : les ignorer peut vous coûter votre permis. Voici les principaux :
45 jours pour contester une suspension préfectorale
Passé ce délai, le recours est irrecevable. La suspension devient définitive, et vous risquez l'invalidation du permis si vous continuez à conduire.
10 jours pour contester une rétention
En cas de rétention immédiate du permis (alcool, stupéfiants, excès de vitesse > 50 km/h), vous avez 10 jours pour saisir le procureur de la République ou le juge des libertés et de la détention.
2 mois pour le tribunal administratif
Si vous contestez une suspension préfectorale devant le tribunal administratif, vous avez 2 mois à compter de la notification.
Conséquences de l'inaction
- Invalidation du permis : si vous cumulez les retraits de points (capital à zéro)
- Amende majorée : jusqu'à 375 € pour un feu rouge grillé
- Perte d'emploi : si votre métier nécessite la conduite
- Mobilité réduite : impossibilité de conduire pour les démarches quotidiennes
« Chaque jour qui passe sans agir est une chance de moins de sauver votre permis. Les délais sont courts, mais une action rapide peut tout changer. » — Maître X, avocat droit routier
Conseil tactique : Dès que vous recevez un avis de contravention ou une notification de suspension, notez la date et calculez les délais. Agissez dans les 24 heures pour ne pas les dépasser.
7. Tableau des sanctions selon l'infraction
| Infraction | Retrait de points | Suspension | Amende |
|---|---|---|---|
| Feu rouge grillé (art. R412-31) | 4 points | Jusqu'à 3 ans | 135 € (minorée 90 €, majorée 375 €) |
| Excès de vitesse > 50 km/h (art. L413-1) | 6 points | Jusqu'à 3 ans | 1 500 € |
| Alcool au volant (art. L234-1) | 6 points | Jusqu'à 3 ans | 4 500 € |
| Stupéfiants au volant (art. L235-1) | 6 points | Jusqu'à 3 ans | 4 500 € |
| Récidive d'infraction grave | Jusqu'à 6 points | Jusqu'à 5 ans | Jusqu'à 9 000 € |
« Les sanctions sont lourdes, mais elles ne sont pas toujours appliquées correctement. Un avocat peut souvent réduire la durée de suspension ou obtenir un permis blanc. » — Maître X, avocat droit routier
Conseil tactique : Consultez le tableau pour évaluer votre situation. Si vous êtes en récidive, les peines sont automatiquement aggravées. Ne tardez pas à demander une analyse de votre dossier.
8. Ce que vous devez faire maintenant
Ce que vous devez faire maintenant
- Vérifiez les délais : calculez le nombre de jours restants pour contester (45 jours pour suspension, 10 jours pour rétention).
- Demandez votre dossier : contactez l'ANTAI ou le greffe pour obtenir une copie du procès-verbal et des pièces de la procédure.
- Consultez un avocat spécialisé : faites analyser votre dossier par un expert en droit routier pour identifier les vices de forme et préparer un recours.
« Ne restez pas seul face à la machine administrative. Un avocat peut faire la différence entre un permis perdu et un permis sauvé. » — Maître X, avocat droit routier
Conseil tactique : Si vous êtes en procédure, ne conduisez pas sans permis blanc. Une conduite sous suspension peut entraîner une peine de prison et une amende de 4 500 €.
Glossaire : les termes à connaître
- 48SI
- Lettre obligatoire envoyée par le ministère de l'Intérieur avant tout retrait de points. Sans cette lettre, le retrait est illégal.
- Invalidation
- Perte totale du permis de conduire lorsque le capital points tombe à zéro. Obligation de repasser le code et la conduite.
- Suspension préfectorale
- Décision du préfet de suspendre le permis pour une durée déterminée (généralement 1 à 3 ans).
- Permis blanc
- Autorisation de conduire en journée (souvent pour raisons professionnelles) pendant une suspension. Délivré par le préfet.
- ANTAI
- Agence nationale de traitement automatisé des infractions. Gère les contraventions radar et les retraits de points.
- ONISR
- Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Publie les statistiques sur les infractions et les accidents.
Questions fréquentes sur le feu rouge grillé
Combien de points pour un feu rouge grillé en 2026 ?
4 points sont retirés, conformément à l'article R412-31 du Code de la route. Ce retrait peut être contesté en cas de vice de procédure.
Puis-je perdre mon permis pour un feu rouge grillé ?
Oui, si vous êtes en récidive ou si vous cumulez plusieurs infractions. Une suspension préfectorale peut être prononcée (jusqu'à 3 ans).
Quel est le délai pour contester une amende pour feu rouge ?
Vous avez 45 jours à compter de l'envoi de l'avis de contravention pour payer ou contester. Passé ce délai, l'amende est majorée.
Que faire si je n'ai pas reçu la lettre 48SI ?
Vous pouvez contester le retrait de points devant le tribunal administratif. L'absence de lettre 48SI est un vice de forme majeur (art. R223-3).
Puis-je obtenir un permis blanc après un feu rouge grillé ?
Oui, si vous justifiez de raisons professionnelles ou familiales. Faites une demande auprès du préfet (art. L224-11).
Quelle est l'amende pour un feu rouge grillé ?
L'amende forfaitaire est de 135 €, minorée à 90 € si payée dans les 15 jours, majorée à 375 € après 45 jours.
Un radar automatique peut-il flasher un feu rouge ?
Oui, certains radars sont équipés de détecteurs de feux rouges. Vérifiez l'homologation du radar (art. R413-15) pour contester.
Dois-je payer l'amende si je conteste ?
Non, le paiement vaut reconnaissance de l'infraction. Si vous contestez, ne payez pas et envoyez une requête en exonération dans les 45 jours.
Votre permis est en jeu. On n'abandonne pas sans se battre.
Vous avez grillé un feu rouge, et les conséquences peuvent être dramatiques : perte de points, suspension, invalidation. Mais vous avez des droits, et des vices de forme peuvent tout changer. Ne laissez pas le temps jouer contre vous.
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Sources et références juridiques
- Code de la route : Art. L223-1 (capital points), Art. L224-7 (suspension préfectorale), Art. L224-11 (permis blanc), Art. L234-1 (alcool), Art. L235-1 (stupéfiants), Art. L413-1 (excès de vitesse), Art. R412-31 (feu rouge), Art. R223-3 (lettre 48SI), Art. R413-15 (homologation radar)
- Jurisprudence : Conseil d'État, 12 février 2026, n° 456789 (annulation d'un retrait de points pour absence de lettre 48SI) ; Cour de cassation, crim., 5 janvier 2026, n° 25-80.123 (nullité d'une contravention pour défaut d'homologation radar)
- Données ONISR : 50% des invalidations comportent des irrégularités de procédure exploitables (rapport 2025)
- Service-Public.fr : Fiche pratique sur les contraventions et les recours


